A LYON SUR LES TRACES DE LA RESISTANCE
LA DÉFENSE DES DROITS FONDAMENTAUX DE L’HOMME ET DES VALEURS DÉMOCRATIQUES
Le jeudi 27 novembre 2025, les élèves de Terminale MG du Lycée MARLIOZ d’Aix-les-Bains sont partis dans la capital de la Résistance française durant la Seconde Guerre mondiale.
Cette visite a été créé dans le cadre du projet Euro du Lycée Marlioz, financé par la bourse Jean Monnet de la Commission européenne. Le transport a été pris en charge par la Région Auvergne Rhône Alpes. La défense des valeurs démocratiques est l’un des buts de l’Union européenne et de l’Education Nationale.
Le matin était consacré à la visite de la prison de Montluc où de nombreux Résistants ont été emprisonnés par la Gestapo. La cellule de Jean MOULIN (arrêté le 21 juin par la Gestapo) et le parcours de l’évasion d’André DEVIGNY (24 et 25 août 1943) ne sont pas passés inaperçus. De nombreux élèves ont pris conscience de la réalité de la répression fasciste. Ce lieu a été aussi marqué par les interrogatoires menés par Klaus Barbie, à la tête de la Gestapo lyonnaise.
L’après-midi était plus varié. Certains élèves sont partis sur les traces des hauts-lieux de la Résistance dans Lyon depuis l’ancien siège de la Gestapo au 14 avenue Berthelot dans le 7e arrondissement. Les élèves ont pu approcher les planques de Charles DELESTRAINT et de Jean MOULIN. Des imprimeries et Postes de Commandement clandestins ont également été localisés. Les élèves ont pu apprécier les risques que certains leaders de la France Libre ont pris pour défendre les valeurs démocratiques.
La visite du musée de la Résistance et de la Déportation (CHRD) a complété le programme de la journée en montrant comment des femmes et des hommes se sont engagés pour lutter contre l’Occupation. Les différents documents, photographies, témoignages et journaux clandestins présentés ont permis de mieux comprendre le courage des résistant.es et les valeurs qu’ils défendaient : la liberté, le rejet de l’antisémitisme et de l’Occupation, ainsi que la défense de la démocratie. La Seconde Guerre mondiale est aussi une lutte idéologique : certaines affiches de propagande du régime de Vichy ont pu faire l’objet d’une rapide analyse, présentant ainsi le maréchal Pétain comme le protecteur du peuple français ; la collaboration étant perçue comme le seul moyen de sauver la nation. Le musée mettait également en valeur les différents moyens d’action utilisés par les résistant.es : sabotage, distribution de tracts et parution de journaux clandestins en réponse à la propagande de Vichy avec l’exemple du journal Combat, récupérations de ravitaillements (des armes notamment) par parachutages, espionnages… toutes ces actions, d’abord isolées puis progressivement organisées en réseaux, exposaient leurs auteurs à des risques importants allant de la déportation à l’exécution.
Cette sortie a ainsi pu montrer aux élèves à quel point la défense des droits fondamentaux de l’Homme sont consubstantiels à la démocratie qui en 2026 est en recul à l’échelle mondiale voire européenne.